Ekottarāgama

Fascicule septième

L'extinction du feu

8.

«Ainsi ai-je entendu… le Bouddha résidait à Śrāvastī… il disait aux bhikṣu: Il y a deux forces (bala): celle de la patience (kṣañti) et celle de l'attention mentale (manasikāra). Si je n'avais pas eu ces deux forces, je n'aurais pas été venu aux environs d'Uruvilvā pour y pratiquer l'ascétisme pendant six ans, je n'aurais pas pu maîtriser Māra le Malin (litt.: śatru) et réaliser la suprême et parfaite illumination (anuttarasamyaksaṃbodhi). C'est parce que j'ai la force de la patience et la force de l'attention mentale que j'ai pu, assis au pied de l'arbre Bodhi (litt.: l'endroit du Chemin), maîtriser Māra et ses troupes et réaliser la suprême et parfaite illumination. C'est pourquoi, ô bhikṣu, il faut trouver les moyens salvifiques pour développer en vous la force de la patience et la force de l'attention mentale; [si vous réussissez en cela], vous obtiendrez le niveau de celui qui est ‹entré dans le courant›, le niveau de celui ‹qui ne revient qu'une fois›, le niveau de celui ‹qui ne revient plus›, le niveau de l'arhat, le stade du Nirvāṇa sans un reste de conditionnement (anupadhiśeṣanirvāṇadhātu), le Parinirvāṇa. Vous devez apprendre sérieusement cela.

Ayant entendu ces paroles du Bouddha… en pratique.