Khuddaka Nikāya

Itivuttaka

53.

Ceci fut dit par le Béni du Ciel, dit par l'Arahant, ainsi ai-je entendu: «Il y a ces trois sensations. Quelles trois? Une sensation de plaisir, une sensation de douleur, une sensation de ni plaisir ni douleur. Il faut voir une sensation de plaisir comme stressante. Il faut voir une sensation de douleur comme une flèche. Il faut voir une sensation de ni plaisir ni douleur comme inconstante. Lorsqu'un moine a vu une sensation de plaisir comme stressante, une sensation de douleur comme une flèche, et une sensation de ni plaisir ni douleur comme inconstante, on l'appelle alors un moine qui est noble, qui a vu correctement, qui a tranché l'envie insatiable, détruit les chaînes, et qui—parce qu'il est passé à travers de l'orgueil —a mis fin à la souffrance et au stress.»

Quiconque voit
le plaisir comme du stress,
voit la douleur comme une flèche,
voit le paisible ni-plaisir-ni-douleur
comme inconstant:
un moine est-il
qui a vu correctement.
A partir de là il est aussitôt libéré.
Un maître de la connaissance directe,
en paix,
c'est un sage
passé au-delà des attachements.