T 1670B Sūtra du Bhikṣu Nāgasena

2.48.

Le roi demanda encore à Na-sien :

« Si, à la mort d'un homme, son corps ne le suit pas, renaîtra-t-il pour une existence postérieure ? »

Na-sien dit :

« Après la mort, l'homme reçoit un nouveau corps ; l'ancien corps ne le suit pas. »

Na-sien dit :

« C'est comme les mèches d'une lampe, se rallumant l'une à l'autre ; la flamme de l'ancienne mèche reste allumée sur la nouvelle mèche. Il en est de même du corps humain : l'ancien corps ne procède pas [à renaître] ; on reçoit un nouveau corps. »

Na-sien demanda au roi :

« Étant petit, le roi a-t-il étudié l'écriture et lu les livres sacrés sous la conduite d'un maître ? »

Le roi dit :

« Oui, je m'en souviens encore. »

Na-sien demanda au roi :

« Ces livres sacrés, cette écriture dont le roi recevait l'enseignement de son maître, le maître les connaissait-il encore [après les avoir enseignés] ou bien le roi se les était-il entièrement appropriés ? »

Le roi dit :

« Non certes ! Il va de soi que mon maître continuait à connaître lui-même ces livres sacrés et cette écriture. »

Na-sien dit :

« Il en est de même du corps humain. On quitte l'ancien corps et l'on en reçoit un nouveau. »

Le roi dit :

« Excellent ! Excellent ! »